Tous les jours, le gouvernement communique le bilan journalier de cette crise du coronavirus.

L’exercice est périlleux, car il faut informer sans créer de panique, rassurer mais sans trop mentir.

Les différents intervenants doivent faire prendre concience dela nécéssité de respecter les mesures de confinement, mais sans trop démoraliser les auditeurs.

Lorsque le nombre de décès augmente, on peut introduire une nuance laissant entendre que cette progression n’est cependant pas constante. Il n’est pas rare d’entendre sur nos radio qu’on constate un ralentissement de la progression de la mortalité.

Malheureusement, ce genre de pensée complexe n’est pas à la portée de la première porte-parole venue.

Voulant minimiser les chiffres qu’elle annonçait, Sibeth Ndiaye a déclaré :

« on constate un net recul du ralentissement de la progression de la mortalité »

Devant les regards d’incompréhension des quelques journalistes, elle a commis l’erreur d’expliquer son propos :

« En fait, le recul du ralentissement, c’est la diminution de la décroissance amoindrie de l’infléchissement de la courbe journalière des mortalités, qui tend à montrer l’augmentation de la baisse du recul du nombre de décès par rapport aux guérisons qui enregistrent elles, une nette décroissance de la hausse de l’amoindrissement. »

Quand on vous dit que la pensée difficilement complexe, c’est inextricablement compliqué !