La cote de popularité de la police française est au plus bas. Vivement critiquée pour des actes de violence pendant les différents actes de gilets jaunes, cette institution suscite de plus en plus de défiance, voire de crainte.

Abus de pouvoir, violence injustifiée, racisme, les griefs sont nombreux et les protestations se veulent de plus en plus véhémentes.

La communication des responsables que sont le ministre de l’Intérieur et le préfet de police est un facteur aggravant qui rend une réconciliation entre les français et leur police rédhibitoire. Il suffit de se remémorer l’épisode de la Pitié Salpêtrière, où Christophe Castaner avait honteusement menti pour jeter le discrédit sur les manifestants et par là même, dédouaner les forces de l’ordre.

Le préfet Lallement pour sa part, continue de défendre ses hommes contre vents et mrrées. Il vient D’envoyer un mail de soutien aux fonctionnaires de police de l’agglomération. Il vante une police « républicaine ».

Il a également déclaré que la police n’est pas raciste. Cette déclaration générale laisserait entendre que le préfet connaît personnellement et fréquente la majorité des quelque 145000 fonctionnaires de police, sans parler des gendarmes et des policiers municipaux.

Il se peut que la phrase du préfet soit incomplète et qu’en vérité, il faut comprendre :

« la Police n’est pas raciste…seulement les policiers ! »

Dans le même cas, il pourrait également affirmer :

– La pluie ne mouille pas, seulement l’eau

– Christophe Castaner ne ment pas, il se contente de ne pas dire la vérité

– Cette personne n’est pas morte, elle a juste arrêté de vivre

Le préfet et le ministre ont très bien assimilé les règles de base de la communication moderne, qui consiste à systématiquement noyer le poisson et accessoirement nous prendre pour des cons.