C’est un éternel débat qui anime la citée lorraine et exacerbe les passions. Tout comme la france en 1940, Nancy est divisé en 2. D’un coté, nous avons les partisans du « nancéien » qui selon les historiens et mon coiffeur, serait le gentilé historique et authentique désignant les habitants de la ville. De l’autre, les partisans du terme « nancéen » qui selon eux est également cité dans de nombreux ouvrages de référence, comme les mémoires de Nabilla ou la page facebook de Nadine Morano.

Il suffit de se rendre sur les pages de discussion de Wikipédia pour constater que ce débat fait rage, entre érudits divers, qui citent leurs ouvrages de référence et le fruit de leurs recherches étymologiques.

D’ordinaire, ces débats bien qu’enflammés, se déroulent dans le calme, que ce soit de vive voix ou sur les réseaux sociaux.

Mais samedi, sur la place Stanislas, on en ai venu aux mains.

Trois partisans du gentilé authentique ont entendu une personne, faisant visiter la ville à ses cousins provinciaux, prononcer « nancéens ». Une rixe s’en est suivie, et qui a rapidement pris des proportions énorme, au fur et à mesure que les promeneurs autochtones s’intéressaient à cette échauffourée. Finalement, ce sont plus de 850 personnes qui en sont venues aux mains pour ces raisons futiles.

Malgré une intervention assez rapide des force de l’ordre, la bagarre a fait 25 morts, dont 24 légers, et environ 150 blessés.

L’académie francaise a déclaré qu’elle allait organiser une assemblée en urgence, pour trancher ce douloureux débat avant que l’on ne déplore d’autres rixes et d’autres victimes.