À peine élu maire de Metz et président de Metz Métropole, François Grosdidier créé un buzz exceptionnel qui risque de changer la face du Grand-Est et de la France entière.

Dans un communiqué de presse, il annonce son intention de faire sécession et de demander le rattachement de sa ville et des alentours au Duché du Luxembourg.

Le jour de son élection, il avait ravivé les vieilles rivalités entre Metz et Nancy en dénonçant les tentatives de cette dernière de dominer économiquement sa voisine mosellane :

« Nancy se donne une puissance de feu et une allonge toujours plus grandes. Nous ne pouvons pas jouer petit bras en face. Il ne s’agit pas de faire la guerre à Nancy mais simplement de nous faire respecter » a souligné le maire de Metz.

Fort agacé par les réactions véhémentes, et notamment celle de André Rossinot, ancien maire de Nancy et actuellement président de la Métropole du Grand Nancy, le maire messin vient de jeter son énorme pavé dans la mare.

Il annonce la tenue prochaine d’un référendum local, pour soumettre sa proposition de sécession au vote populaire. Si la majorité répond favorablement, il entamera les démarches nécessaires au « Metzxit », même se c’est ardu à prononcer.

Il prétend avoir déjà mené des tractations avec le duché voisin qui augmenterait ainsi sa superficie de plus de la moitié, mais verrait dans cette réunion une diminution drastique de son PIB par habitant, tant les voisins lorrains sont considérés comme des crevards d’un point de vue financier.

La plupart des maires des localités situées entre Metz et le Luxembourg ont déjà rallié le projet de François Grosdidier.

L’Elysée n’a pas encore réagi à cette annonce, mais on peut imaginer que le président Macron verra d’un mauvais œil cette « désertion » de la cité mosellane. Mais la France pourra-t-elle empêcher les messins de quitter le navire hexagonal, elle qui était impuissante contre le Brexit.