Entraînés par une aile solidement ancrée à droite et qui a oublié depuis longtemps le sens du mot solidarité, les cathos tradis, les catholiques, quoi, se sont réunis devant les églises pour réclamer le droit de se réunir dans les églises.

Privés de leurs communions hebdomadaires, ils s’étiolent comme un français sans papier toilette et dépérissent comme un philosophe à chemise blanche privé du Café de Flore.

Il est vrai que l’église 2.0 existe déjà, mais uniquement pour optimiser la demande de dons et la rentrée de fonds, qu’elle s’empresse d’investir dans des immeubles de luxe en Angleterre. Mais la livraison d’hosties aux fidèles qui, privés de leur nourriture spirituelle se retrouvent plus faibles que des yéménites n’est pas encore au programme du vatican qui débordé, n’a pas encore eu le temps de traiter les cas de pédophilie qu’on lui a signalés en 1958.

Mais ne tapons pas trop sur les catholiques, surtout si on constate que les athées ne valent guère mieux. Sûrement jaloux des prérogatives qui vont être accordées, n’en doutons pas, aux catholiques qui constituent également un électorat nombreux, ils se sont également réunis dans divers villes du pays.

Il réclament que le gouvernement leur accorde une possibilité de ne pas se réunir chaque dimanche, ceci afin de ne pas glorifier une personne qui n’existe pas. Ils sont soutenus dans ces démarches par quelques agnostiques, ainsi que quelques pastafaristes qui se trouvaient là, croyant qu’une distribution de pâtes ramen allait avoir lieu.

Rappelons que les athées sont plus proches que l’on ne pourrait le penser des personnes pratiquant un culte monothéiste ; la différence ne réside que dans le fait que ces derniers ne croient qu’à un seul dieu de plus que les athées.

Est-ce-que les athées obtiendront gain de cause et pourront enfin avoir l’autorisation de ne pas consacrer leur dimanche à la célébration d’un hypothétique copain imaginaire ?