Favière, un petit village du Saintois où il fait bon vivre. Cette phrase aurait pu être l’introduction d’un reportage dans « la guerre des voisins » la rubrique de Julien Courbet qui nous montrait des pauvres en train de s’insulter et de se traiter de « morue qui pue » et autres expressions fleuries.

Située non loin de la frontière des Vosges, Favière est, comme sa voisine Battigny, fière de sa tradition apicole, même si dans ce cas précis, il est possible que ce qualificatif s’écrive en deux mots.

Mais Favière vient cette semaine de vivre un drame. Stephane Dekarote, un militant végan venait de cueillir des cerises. Gourmand, il en goûtait une de temps en temps. Mais intrigué par quelques taches brunes sur les fruits, il a fini par les ouvrir et a constaté que la plupart contenaient des vers.

Honteux puis désespéré d’avoir renié ses convictions en mangeant des animaux, il a mis fin à ses jours.

Il a été enterré dans le cimetière de la localité. Les vers locaux vont pouvoir se venger en le mangeant à leur tour ; C’est le juste équilibre de la nature.