Il en est des villes comme pour certaines personnes. Souvent prétentieuses, elles se voient plus importantes qu’elles ne sont. C’est le cas de Marseille, dont les autochtones ont crus être le centre de la médecine moderne ainsi que la capitale française du football.

Aveuglés par l’éclat outrancier de leur vanité, les marseillais ont oublié que leur notoriété actuelle est plus due à une émission de télé-réalité débilitante et un feuilleton affligeant, qu’aux prestations poussives de leur club de foot et aux potions d’un druide prétentieux.

Les supporters du petit club de football local conchient les clubs concurrents plus argentés, mais regrettent amèrement le temps où le pognon de dingue injecté (notamment dans l’achat des adversaires) leur permettaient des résultats sportifs satisfaisants.

Quant à leur gloire médicale, il la soutiendront contre vents et marées et ce, alors que leur savoir scientifique se résume au visionnage de deux vidéos sur youtube.

Mais voilà, le vent tourne et si personne ne peut prédire sur quoi débouchera le débat sur la chloroquine, les dettes accumulées du club marseillais risquent de faire retomber celui-ci au niveau qu’il mérite.

Sur une idée de Gottfried von-der-Brühe