C’est un grand soulagement pour les familles qui attendent, parfois depuis des décennies, cette décision de justice.

Le tribunal châlonnais a enfin statué sur le cas des personnes, qui depuis le changement de nom en 1997, s’évertuaient encore à prononcer Châlons sur Marne et sont décédés de leur entêtement.

C’est en décembre 1998 que Châlons sur Marne a récupéré le nom qu’elle portait au Moyen-age: Châlons-en-Champagne. Lassée de voir les touristes éviter cette ville qui était pourtant la préfecture du département et même de l’ancienne région champenoise et lui préférer Reims, Épernay et même Nozet, la municipalité a décidé de changer le nom de la ville.

Châlons-en-Champagne est plus prestigieux que l’ancien nom, même si le champagne produit aux alentours de la ville évoque plus les eaux saumâtres de la Marne que l’illustre vin pétillant évoqué plus haut.

Mais après bien des tracasseries administratives, le changement a bien eu lieu. Depuis cette date, les châlonnais sont devenus belliqueux envers ceux qui continuent d’employer l’ancienne dénomination, que ce soit par provocation ou par étourderie.

On ne compte plus les victimes massacrées, qui ont depuis 1998, osé prononcer Châlons sur Marne dans l’enceinte même de la ville. Le cimetière et les catacombes ne suffisaient plus à contenir le nombre toujours grandissant de sacrifiés.

Mais les proches de ces malheureuses victimes vont enfin pouvoir récupérer les corps et faire leur deuil de leur trop impudent parent.